Les Français souhaitent un marketing respectueux de leurs données et de leurs attentes

6min

Publié par Team Dolmen Le 25/07/2019

Le 11 juillet dernier Dolmen organisait une table ronde autour de l’étude (Dolmen-Opinion Way) : « Les Français et les scandales liés aux données personnelles ».

 

Cette étude a pour objectif de mieux comprendre l’attente des Français par rapport au traitement de leurs données personnelles.

Ces derniers souhaitent une meilleure protection, sont à priori favorables à un boycott des acteurs contrevenants, mais ne passent pas à l’acte…

Contradiction issue d’une relation ambigüe, interdépendante avec le web et ses acteurs ? Manque de prise de conscience de la nécessité de maîtriser ses données personnelles ?

En tout cas pour eux la solution tient à des amendes dissuasives et à l’intervention plus affirmée des pouvoirs publics. On vous en dit plus.

Bilan de l’étude Dolmen-Opinion Way

Les « experts » autour de la table

La table ronde réunissait Michael Stora (Psychanalyste et cofondateur de l’OMNSH – Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines), David Godest (CEO de Dolmen), Frédéric Micheau (Directeur département opinions Opinion-Way) et 20 journalistes du monde de l’entreprise, du digital et de la data.

Le débat a duré plus de 45 minutes et a apporté des éclairages sur certaines statistiques et contradictions.

 

Un peu de psychologie pour mieux comprendre nos contradictions…

Les Français veulent mieux protéger leurs données personnelles, ils sont conscients de ce qu’ils pourraient faire (boycotter), mais ne le font pas.

Les 15-24 ans sont un peu moins catégoriques concernant la protection de leurs données. Seuls 75 % des 18-24 ans pensent que leurs données doivent être mieux protégées, contre 99 % des 65 ans et plus.

Pour Michael Stora, « les 18-24 ans, voire les 18-35 ans forment une génération de la transparence, décomplexée, qui a l’habitude de s’exposer ».

93% des personnes sondées jugent que leurs informations doivent être mieux protégées et 92% considèrent qu’elles sont précieuses. Cependant ils ne sont que 50% à lire la politique de confidentialité des sites fréquentés. Enfin seuls 54% d’entre eux sont prêts à boycotter les applications et les services proposés par les acteurs d’Internet, et 23% à réduire le temps passé en ligne.

 

Une contradiction liée à notre interdépendance à internet et notamment aux réseaux sociaux.

Michael Stora estime que les « géants » veulent tellement nous protéger qu’ils nous infantilisent : « très souvent, les gens disent ‘je n’ai rien à cacher’ et en réalité, derrière cela il y a un souhait de se montrer. C’est un phénomène de régression très puissant : « ce que je publie, je peux en être fier’. Il s’agit d’un comportement un peu infantile ».

 

« Les géants de l’Internet peuvent représenter une présence rassurante, voire maternelle », renchérit Michael Stora.

« Quand je suis seul derrière mon écran, est-ce que je me sens seul ? La question des données personnelles a une dimension très affective. Sur les smartphones, ce sont les SMS qui sont les plus utilisés, puis les réseaux sociaux. Il y a donc une dépendance aux autres, voire une interdépendance ».

En savoir plus sur les résultats complets de l’étude

Et Dolmen dans tout ça ?

Michael Stora livre son analyse : « La liberté d’expression est un véritable piège et le discours des GAFA est à double tranchant : un cadre est nécessaire ».

Pour Dolmen, la bonne utilisation des données personnelles permettra d’apporter de nouveaux services, attendus par les consommateurs.

Dans ce contexte la maîtrise de ces données personnelles par le consommateur ne doit pas être une option mais être un engagement des acteurs du web.

 

« Incontestablement, la question des données personnelles est devenue une pomme de discorde entre les acteurs d’Internet et les citoyens. Les premiers ont un besoin vital des données et les seconds exigent d’en garder la maîtrise. Un tel désaccord ne saurait être tranché par une posture dogmatique. L’enjeu est donc de parvenir à une troisième voie, un nouveau modus vivendi dans lequel ces deux entités obtiendraient gain de cause », analyse David Godest, président et fondateur de Dolmen.

« C’est à chaque groupe de faire un pas vers l’autre. Aux acteurs d’Internet de donner des gages de leur probité et aux citoyens de comprendre que leur aspiration légitime à des nouveaux services ne peut se faire sans données personnelles ».

« Il est possible de mettre en œuvre un marketing responsable, respectueux des données des consommateurs et de leurs attentes. C’est ce que nous nous efforçons de faire au quotidien en accompagnant les acteurs locaux dans leur transformation digitale. »

photo dolmen

Une équipe de 90 experts du marketing prêts à vous aider pour relever le défi de la connaissance client ! Nous accompagnons les points de vente dans leur stratégie de connaissance-clients et leur permet d’établir avec eux des relations de proximité.

Team Dolmen